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Conjoncture: 2010, la reprise?

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Conjoncture: 2010, la reprise?

Message par karzazi le Mer 03 Fév 2010, 1:16 pm

· 4,1% de croissance grâce aux activités non agricoles

· Dynamisme des secteurs primaire et de la pêche maritime


· Reprise des transferts des MRE de l’ordre de 10%




L’amélioration généralisée de la conjoncture remonte le moral des experts en la matière. Les enquêtes de confiance confirment une poursuite des progrès du climat des affaires. Le dernier colloque organisé à Paris le 18 janvier par l’assureur de crédit français, Coface, sur les risques pays confirme cette tendance pour le Maroc (cf. L’Economiste du lundi 1er février). De plus, l’indicateur synthétique de l’enquête du Haut-Commissariat au plan (HCP) sur l’industrie a fortement progressé.
Dans les services, le climat conjoncturel se détend également. Quand aux dépenses des ménages en produits manufacturés, elles devraient rebondir dès ce mois de février sur le mois, notamment grâce au dispositif de baisse de l’IR. Seul bémol dans ce contexte
d’amélioration généralisée, l’emploi qui reste «en panne».
En tout cas, la révision des perspectives pour 2010 de ce mois de janvier (le HCP publie chaque année en janvier le budget prévisionnel), retenue dans le budget économique exploratoire de juin, est optimiste. Le nouveau budget prévisionnel du HCP table sur une croissance de l’économie en 2009 et des perspectives d’évolution des principaux
agrégats économiques en 2010. Les estimations des analystes du HCP portent notamment sur le PIB, l’équilibre ressources-emplois, l’investissement et la capacité nationale de son financement, ainsi que l’évolution des prix.
Mais ils fondent plus leur espoir sur la poursuite de la dynamique de la demande domestique et sur «la reprise, à un rythme modéré, de la demande mondiale adressée au Maroc». En
conséquence, les analystes revoient à la baisse de 0,9% l’estimation pour une croissance de 5% en 2009. Dans ce contexte, ils tablent sur une croissance de 4,1%, bien que le rebond se soit poursuivi au troisième trimestre 2009. Toutefois, note le HCP, cette croissance
serait accompagnée par une légère hausse des déficits du budget de l’Etat et des finances extérieures. A en croire certains conjoncturistes, l’activité à court terme sera essentiellement soutenue par des facteurs temporaires. Par la suite, la demande domestique
devrait progressivement prendre le relais, en plus de l’impact positif prévisionnel du redressement de la demande mondiale adressée au Maroc.
Les hypothèses qui sous-tendent les prévisions de croissance du HCP pour cette année sont fortement tributaires d’une bonne évolution de la campagne agricole, des finances publique et du secteur monétaire.
Celles-ci sont également liées aux facteurs exogènes caractérisant l’environnement international.
L’estimation de 4,1% de croissance en 2010 sera possible principalement grâce à la reprise des activités non agricoles et la poursuite de la dynamique des secteurs primaire et
de la pêche maritime. Ainsi, les activités secondaires et tertiaires connaîtraient cette année, selon les estimations du HCP, une reprise de 5,9% contre 1,6% en 2009. Reprise à mettre à l’actif du redressement de la demande mondiale adressée au Maroc, des différentes stratégies de développement sectoriel, ou encore de la reconduction de certaines
mesures prises pour pallier l’impact de la crise sur les activités exportatrices, notamment.
La reprise est certes là, à portée de la main. Mais «il va néanmoins falloir faire le tri entre les facteurs techniques, qui vont temporairement doper les chiffres d’activité, donnant l’illusion d’une croissance retrouvée, et la tendance de fond qui reste éminemment fragile». En clair, éviter de tomber dans «l’effet élastique». Car, pour certains économistes, cette croissance finira par reprendre le dessus pour guider l’économie mondiale sur un sentier de croissance molle post-bulle, le temps d’assainir la finance mondiale.
Et, «tôt ou tard, il faudra retirer les perfusions budgétaire et monétaire qui soutiennent artificiellement l’édifice de croissance».
Il n’empêche que les analystes du HCP persistent à croire que le non-agricole porterait la croissance. Le secteur secondaire (industries, mines, énergie et BTP) devrait, selon eux, dégager une valeur ajoutée en progression de 5,1% contre -2,8% en 2009. Autrement
dit, le secondaire devrait renouer avec son niveau de croissance antérieur à l’année dernière, qui était de 6,6% en 2007. Pour cela, les espoirs portent sur le plan Emergence industrielle (2009-2015) dont le dernier pilier concerne la création de l’Agence des investissements
(AMDI). En même temps, les activités de services devraient consolider leurs performances de la 2e moitié de l’année 2000. Par conséquent, les analystes tablent pour cette année sur une valeur ajoutée en croissance de 6,3% contre 4% en 2009. Ils imputent ce regain de croissance à «la relance de l’activité à l’international et la poursuite de la demande
intérieure». Pour sa part, le secteur primaire affiche des perspectives intéressantes. Pour la 2e fois de suite, la campagne agricole s’annonce prometteuse, le niveau de pluviométrie étant supérieur à celui d’une année normale. Le cumul au début du mois de janvier dernier a dépassé de 74% celui d’une année dite normale et les barrages enregistrent un
taux de remplissage de 91% contre 67% à la même période en 2008.
Pourtant, la valeur ajoutée du secteur enregistrerait une baisse de 5,3% par rapport à 2009, qui a connu un niveau record de 102 millions de quintaux de production céréalière. La contribution des autres composantes du secteur, la pêche notamment, aurait un effet important.
Le plan décennal Halieutis est lancé pour renforcer la contribution du secteur, en triplant la valeur ajoutée halieutique. Elle devrait passer de 8,3 milliards de DH (en 2007) à 22 milliards en 2020.

· Echanges extérieurs

Ils profiteraient de la reprise de 2,5% du commerce mondial en 2010 contre la baisse de 11,9% en 2009. Ainsi, sous l’effet des mesures incitatives, les exportations de biens et services devraient progresser de 3,6%. Elles avaient baissé de 14,7% l’année dernière. Pendant ce temps, les importations augmenteraient de 5,9%. Le solde devrait s’accentuer pour s’établir à 12,7% du PIB en 2010, contre 11,8% une année plus tôt. La contribution du commerce extérieur à la croissance économique resterait négative, mais enregistrerait un léger mieux à -1,3 point au lieu de -2 en 2009.

· Revenu national brut

Le revenu national brut croîtrait de 6,7% cette année contre 4,9% précédemment. C’est le fait de l’accroissement du PIB nominal de 6,5% et de revenus nets en provenance du reste du monde de 9,7%, qui avaient fortement régressé de 8,8% en 2009 sous l’effet de la baisse des transferts des MRE. De même, l’épargne intérieure serait en hausse de 11,5% pour contribuer à 22,1% au PIB.

· Finances publiques

Les perspectives s’inscrivent dans la continuité de la politique budgétaire volontariste de l’Etat: une fiscalité favorable à la consommation et l’investissement privé, une maîtrise des dépenses de fonctionnement, une consolidation de l’investissement public (plus de 113 milliards de DH) et un maintien de la compensation. Mais les évolutions des recettes
et dépenses prévues dans la nouvelle loi de Finances montrent une aggravation du déficit budgétaire, qui atteindrait 4% du PIB.

· Finances extérieures

Pour la 3e fois de rang, les échanges extérieurs sont caractérisés par l’accentuation du déficit du solde des opérations de la balance des paiements: de -4,4% du PIB l’année dernière à -5,1% en 2010. Les exportations des biens et services, dont les recettes voyages, augmenteraient de 6,7% cette année grâce à la hausse de 3% de la demande mondiale adressée au Maroc. En ce qui concerne les transferts des MRE, cette année serait marquée par une reprise de l’activité de l’ordre de 10%. Toutefois, cet accroissement serait insuffisant pour
résorber le gap du déficit commercial.

· Masse monétaire

Selon les analystes du HCP, les pressions inflationnistes émanant de l’évolution actuelle des conditions monétaires demeureraient modérées au cours de cette année. Le rythme de création de la masse monétaire se situerait à près de 10,6%, en phase avec la reprise économique nationale attendue. Les avoirs extérieurs nets maintiendraient leur
tendance baissière observée depuis 2008, malgré la hausse prévue des recettes touristiques et des transferts des MRE. La part de ces avoirs dans la masse monétaire tomberait de 25,4% en 2009 à 20,9% cette année.

Source: L'Economiste, 14/1/2010
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karzazi

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