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Mroc/ESpagne: le bras de fer

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Mroc/ESpagne: le bras de fer

Message par karzazi le Dim 05 Déc 2010, 5:34 pm


Le Maroc considère «que le moment actuel nécessite une réévaluation globale des relations avec l’Espagne, dans tous les domaines». C’est d’ailleurs ce qu’a déclaré jeudi Khalid Naciri, ministre de la Communication et porte-parole du gouvernement à l’issue du Conseil de gouvernement. Le ministre n’a, par ailleurs, précisé ni la nature de cette réévaluation ni les formes qu’elle pourrait prendre.

La riposte de l’Exécutif fait suite à l’adoption de la résolution, proposée par le groupe des diverses gauches par le Parlement espagnol. Surtout que cette résolution, votée presque à l’unanimité (327 voix pour et une abstention), se caractérise par son hostilité à l’égard du Royaume et contient des passages et des expressions qui ne peuvent être acceptés.

Se solidarisant implicitement avec les adversaires du Royaume alors qu’elle reste muette sur la position de l’Algérie, bien que celle-ci endosse la responsabilité principale dans la vive tension dont pâtit la région, cette résolution ne peut qu’appeler de la part du Royaume le plus total des rejets et impacter négativement les relations bilatérales. Lesquelles sont importantes.

Nouveau bras de fer entre le Maroc et l’Espagne

L’Espagne est, en effet, à la fois un partenaire privilégié du Maroc et un interlocuteur de choix pour le raffermissement des liens de Rabat avec l’Union européenne dans le cadre du statut avancé.

Madrid est le deuxième fournisseur et client du Royaume où opèrent plus de 1000 entreprises espagnoles. L’Espagne arrive deuxième après la France avec 23.040,3MDH et représente ainsi 17,5% des transactions commerciales. Notons que les dernières statistiques officielles de 2010, le pays ibérique est toujours deuxième client du Maroc avec 9.375,6MDH (19,7%) et également deuxième fournisseur avec 13.664,7MDH (11,6%).

Les échanges commerciaux avec ce voisin européen dégagent, eux-aussi, un déficit de 4.289,1MDH et un taux de couverture de 68,6%. Rappelons qu’en 2008, la valeur des échanges extérieurs entre les deux Royaumes avait atteint près de 59,4 milliards de DH. L’Espagne occupe également la deuxième place en tant qu’investisseur étranger au Maroc avec 15% du total des investissements directs étrangers (IDE). Le cadre institutionnel mis en place depuis la réunion au Sommet du 16 décembre 2008 atteste de la volonté de pérenniser ces relations.

D’autres instruments comme l’Accord de promotion et de protection réciproque des investissements, conclu en 2005, ou encore la convention de la non double imposition signée en 1985, ont permis d’importantes avancées. Devant ce constat, il est facile de croire que l’Espagne dont le Parlement a adopté une résolution hostile envers le Maroc, a en 2009 parié sur le Royaume, notamment sur ses réformes et ses plans sectoriels. Les officiels espagnols l’avaient à maintes reprises déclaré.

Pour leur part, les responsables marocains, qui partagent les mêmes objectifs, ont mis en place des mesures d’accompagnement dont ont bénéficié jusqu’à présent tous ces plans sectoriels. En l’occurrence, celles qui sont généralisées à tous les secteurs de l’industrie et des services. A titre d’exemple, les projets d’investissement de plus de 200 millions de DH qui font l’objet de convention entre les deux gouvernements, bénéficient d’une subvention équivalente à 7% du montant total de l’investissement.

D’autres créneaux réunissent les deux pays, notamment les domaines de l’aéronautique, des composants automobiles et de l’électronique, les projets éligibles à une subvention de 10% ne requièrent qu’un montant d’investissement plafonné à 5 millions de DH.

Par ailleurs, l’une des nouveautés apportées par le Plan Maroc Vert réside dans l’ouverture des terres agricoles aux investisseurs étrangers. Et pour l’accompagnement dans les domaines de l’infrastructure, la formation et la logistique, le budget d’investissement public s’élève cette année à 137 milliards de DH. Sachant que les partenaires espagnols ont aussi la possibilité d’accéder librement aux marchés de l’Accord Quadra par le biais du cumul de la règle d’origine.

De même qu’il existe une importante communauté marocaine en Espagne. Cette dernière est une source importante de devises puisque les transferts d’argent de nos MRE atteint les 4 milliards de DH par an.

Si des avancées substantielles ont été accomplies par les deux pays durant les dernières années pour rehausser le niveau de leur coopération bilatérale, le potentiel de celle-ci est toutefois loin d’être totalement mobilisé. Les désaccords épisodiques, parfois inquiétants, qui traversent les relations bilatérales, constituent probablement des facteurs réduisant les possibilités de relèvement des relations entre les deux pays à leur niveau légitime.

Ces désaccords sont à chercher dans certaines prises de position de Madrid hostiles à l’intégrité territoriale du Royaume. Les questions du Sahara et de Sebta et Mellilia émergent du lot, mais il existe également d’autres motifs de friction entre les deux pays. Entre-autres, la délimitation unilatérale par l’Espagne d’espaces maritimes autour de l’archipel des Canaries, les prospections pétrolières offshore dans la région comprise entre les Iles Canaries et le littoral marocain au large de Tarfaya, la contrebande intense en provenance des Présides occupés qui coûte plus de 1,5 milliard d’euros par an au Maroc, le soutien espagnol aux mercenaires du Polisario, etc.

L’Espagne qui est bénéficiaire des largesses puisqu’elle profite pleinement de l’accord de pêche signé entre le Royaume et l’Union européenne mobilise ses lobbies hostiles aux intérêts suprêmes du Maroc, de peur de voir ce dernier refuser le renouvellement de l’accord de pêche ou d’ajouter d’autres conditions à celles y contenues. Notons que 70% de la flotte de pêche européenne est espagnole. Madrid met ainsi la pression sur Rabat, via son soutien aux ONG favorables aux thèses du Polisario.

Les positions de Madrid à propos du dossier du Sahara ainsi que de la question de Sebta, Mellilia et des îles avoisinantes permettent de conclure qu’il existe un divorce patent entre les objectifs déclarés de sa politique extérieure à l’égard du Maroc et son expression dans la réalité.

Sur la question du Sahara, l’objectif de créer une zone partagée d’intérêts a été le souci majeur qui a guidé la politique espagnole dans ses rapports avec le Maghreb, en particulier le Maroc et l’Algérie, pays qui fournit à l’Espagne une part fort importante de sa consommation de gaz naturel. Les polémiques qui se sont greffées sur la question de notre intégrité territoriale ont été exploitées par l’Exécutif madrilène qui a, au fil des années, joué habilement sur les divergences apparues entre le Maroc et l’Algérie quant à la solution de ce dossier.

On ne saurait rappeler que cette question aurait pu recevoir une solution juridique et politique raisonnable si l’Espagne, puissance colonisatrice, s’était résolue, en 1956, à reconnaître les droits du Maroc sur l’ensemble de son territoire national qu’elle colonisait.

Alors que dans le monde entier, les puissances européennes ont trouvé un règlement aux questions territoriales de leurs anciennes colonies, la présence espagnole continue aujourd’hui au Maroc à travers 11 colonies ; à savoir les villes de Sebta et Mellilia, les trois îles au large Al Hoceima dont l’île de Nkor, la presqu’île de Badis ( Vélez de la Gomera), les trois îles Jaafaryines (Chafarinas), l’île d’Alboran et l’îlot de Leila (Perejil) qui a failli déclencher un conflit armé entre les deux pays que la géographie condamne au voisinage.

Face à cette position mitigée, on est en droit de se demander s’il ne s’agit pas de pure nostalgie coloniale mâtinée d’un machiavélisme de mauvais aloi préjudiciable non seulement aux intérêts des deux pays mais aussi à la stabilité régionale et au développement de la coopération Nord-Sud.

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karzazi

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